Le top 50 : Je me souviens…

Le top 50 : Je me souviens…

  • Une forme unique, en plastique de couleur grise, marron-beige, parfois orange ; sa sonnerie assourdissante et sans réglage, le crépitement du cadran quand on composait les numéros, le combiné énorme et son cordon étirable qui s'enroule et fait des nœuds, l'écouteur assorti, les chiffres... et les lettres : ABC 2, DEF 3, GHI 4... et OQ o. Mais surtout plus que tout, quand on appelait quelqu'un, il n'était pas toujours là et quand on ne voulait pas répondre, on ne pouvait que laisser sonner...
  • Minuscule placard en bois, retranché derrière une colonne de grillage, la lourde porte grillagée, puis les deux portes battantes à ressort, les petits boutons nacrés et à peine la place pour deux personnes... L'odeur du bois et de la mécanique, les grincements, la lenteur extrême... et le pire : l'arrivée enfin sur le palier... du cabinet de dentiste.
  • Les portiques automatiques qui ressemblaient à des portes blindées, et frustraient tellement quand on restait coincé derrière à regarder les chanceux monter dans la rame : les trois wagons verts pour la deuxième classe et le wagon rouge pour la première. Les chiffres romains, les pubs dessinées, les strapontins, et bien sûr dans les tunnels : Du beau, du bon... Dubonnet !
  • Eh oui, avant le clic et le double clic, et le glisser déposer on utilisait seulement le clavier pour manipuler les programmes informatiques. D'où les Ctrl-truc et Alt-machin... l'IBM XT par exemple, au milieu des années 80, n'avait même pas toujours un disque dur ! Il fallait alors charger le DOS depuis une grande disquette souple (5 pouces 1/4), puis le programme (traitement de texte, tableur...) avant de commencer à travailler sur un écran monochrome noir-vert ou noir-orange... Mais pour l'époque... c'était le top du Personal Computer ! Mais il faudra attendre encore 15 ans pour démocratiser l'Internet !
  • Usé par de nombreuses classes, il en portait les stigmates : éraflures, gravures au compas ou ciseau, petits mots divers et tâches d'encre... La rainure en creux pour les crayons, le plateau en pente qui finissait les faire tomber à nos pieds, et ce mystérieux encrier en porcelaine dont j'ignorais tout de l'usage depuis l'apparition du stylo plume l'ayant rendu totalement inutile, si ce n'est pour y déverser les copeaux du taille crayon.
  • Sa "planche" en plastique orange, qu'il fallait recouvrir d'anti dérapant pour les journées humides et qui finissait par se bomber avec le temps, ses roues d'origine en caoutchouc gris. Léger, plutôt silencieux, court et maniable, pas cher, c'était l'idéal pour se lancer à l'assaut des premiers "Skate Park" ou dévaler les rues en pente du quartier.
  • Le voisin de notre maison de campagne chaque automne pressait les pommes. Pas n'importe lesquelles non, ces petites pommes fripées, souvent gâtées et remplies de jolis petits vers. Ces petites pommes étaient écrasées dans un énorme pressoir en bois, rangé à l'entrée même de la cave remplie de gros fûts en bois. En tout cas, le cidre qui sortait quelques mois plus tard de cette grande manœuvre était dans mon souvenir plutôt... râpeux ! Mais à y repenser, c'était le meilleur cidre qu'on ait jamais goûté...
  • Chaque mercredi c'était jour de marché. Pas pour acheter mais pour vendre. Le voisin nous emmenait parfois dans sa 403, gris bien sûr, banquettes épaisses, à ressorts comme les matelas, et les lapins dans le coffre, dans une cage en bois.

    J'étais impressionné par cette voiture massive, rondouillarde, ronflante et puissante... pour l'époque.  Mais plus encore par les filles du voisin avec qui je chahutais gaiement.
  • Quel magnifique cyclomoteur que ce 103 SP "Sport", des amortisseurs à ressorts chromés, sont phare tout rond comme celui d'une moto, son porte bagage et ses roues à bâtons. Quelle émotion que les premiers kilomètres pour le ramener du magasin à la maison... où les longs kilomètres pour rejoindre la gare et quelle tristesse de se le faire voler quelques années plus tard...
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